L’hypnothérapie, une thérapie brève efficace et respectueuse

Cela va peut-être vous surprendre, mais l’hypnose est un état naturel. Nous vivons tous quotidiennement, et plusieurs fois par jour, des états hypnotiques spontanés. C’est ce l’on appelle les « transes du quotidien ».

Ernest Lawrence Rossi, thérapeute et ami de Milton Erickson, parle « d’état de veille paradoxale », en analogie au sommeil paradoxal. Toutes les 90 minutes, durant l’état de veille, l’être humain entre en transe hypnotique spontanée. Durant quelques minutes, l’attention se relâche, on baille, on devient lunatique. Les courbes des ondes cérébrales observées durant ces transes spontanées sont tout à fait similaires à celles observées durant les transes hypnotiques provoquées. Ainsi, l’état hypnotique est un phénomène physiologique spontané et normal.

Par exemple, nous sommes en transe hypnotique légère, lorsque nous nous nous retrouvons « ailleurs », en état de rêverie en regardant par la fenêtre. C’est également le cas quand nous sommes au volant de la voiture, que le trajet et les kilomètres passent sans que nous nous en rendions compte : on arrive à destination en se disant « oh, je suis déjà arrivé ? ». Après un laps de temps plus ou moins long, on « reprend conscience » avec l’impression d’avoir été absent.

Le phénomène est le même quand nous nous sommes complètement absorbés dans un film, dans la lecture d’un livre ou encore lorsque nous rêvons devant un feu de cheminée. Nous sommes alors dans une bulle.

Les enfants expérimentent très fréquemment ces mêmes états. On dit qu’ils sont rêveurs ou encore « dans la lune ».

Le but de l’hypnothérapeute durant une séance d’hypnose est simplement d’amplifier et d’utiliser notre faculté naturelle dans un but thérapeutique.

L’hypnose à but thérapeutique ne date pas d’hier : on peut retracer les origines lointaines de la pratique de l’hypnose chez les Sumériens (-4000). Leurs tablettes décrivent déjà des méthodes hypnotiques. Des papyrus médicaux égyptiens (-3000) montrent des miroirs utilisés par des médecins probablement comme inducteur hypnotique pour réaliser des anesthésies ou analségies…

Aujourd’hui, l’hypnose thérapeutique fait partie des thérapies brèves. Cette forme contemporaine de l’hypnose a été fondée par le psychiatre américain Milton H.Erickson.

Historique

Milton H.R. Erickson (1901-1980), psychiatre américain reconnu, a fait école dans le monde entier grâce à sa pratique originale de l’hypnose. Dyslexique, daltonien et handicapé, Erickson développe un extraordinaire sens de l’observation et découvre l’hypnose au cours de ses études de médecine. Ses travaux sur la modification des états de conscience et la communication hypnotique bouleversent les conceptions classiques. Considéré comme le fondateur du courant des thérapies brèves, il a notamment influencé les membres de l’école de Palo Alto, et les créateurs de la programmation-neuro-linguistique (PNL), qui se sont profondément et directement inspirés de sa vision.

Le principe

L’hypnose thérapeutique « induit » un un état modifié de conscience (similaire à un état de rêverie) qui permet d’accéder à l’inconscient. D’après Erickson, celui-ci est un réservoir d’expérience et de sagesse qui peut constituer un terreau fertile en solutions potentielles pour nos problèmes. Le langage hypnotique agit en profondeur, comme un stimulus, et court-circuite le mental.

En parallèle, le cerveau produit des endorphines, hormones du bien-être qui vont lever toute inhibition, et permettre un voyage sans stress. Le thérapeute agit en tant que guide. La clé de cette pratique repose sur une participation active du patient, qui possède les ressources nécessaires pour répondre de manière innovante aux situations qu’il rencontre et effectuer ainsi une transformation intérieure positive.

A-t-elle été prouvée scientifiquement ?

Oui. De nombreuses études ont montré qu’une suggestion hypnotique entraîne des réponses neuronales. Exemple, celle menée en 1997 par le Pr Stephen Kosslyn, du département de neurologie du Massachusetts General Hospital de Boston : il a présenté à un groupe de seize personnes une palette de couleurs échelonnées et une palette de dégradés de gris. Les réactions de leur cerveau étaient enregistrées par un tomographe à émission de positrons. Lorsque, sous hypnose, on demandait à chacune de ces personnes de « voir » en couleurs la palette de gris, c’était l’aire occipito-pariétale, l’une des zones de reconnaissance des couleurs, qui était activée : le cerveau avait donc réagi comme s’il voyait de la couleur à la place du gris, ce que demandait la suggestion.
De plus,  l’état hypnotique a été identifié et caractérisé en imagerie cérébrale (IRM fonctionnelle et PET-Scan), attestant ainsi de son existence réelle. Scientifiquement, on peut maintenant affirmer que l’état hypnotique est une réalité.

Les indications

Considérée comme une méthode globale, l’hypnothérapie prend en compte les différents aspects de l’être humain. Elle est indiquée dans de nombreux domaines : angoisse, anxiété ou dépression et d’autres troubles psychosomatiques comme l’insomnie et les phobies. Elle se montre également un outil efficace pour dépasser la peur d’un examen. Les contres indications sont faibles, hormis les troubles de la personnalité, comme la paranoïa, les états psychotique.

 Quels sont ses effets thérapeutiques ?

L’hypnose est un outil thérapeutique irremplaçable et très efficace que nous utilisons au quotidien, comme l’EFT ou l’EMDR.

 Ça marche (entre autres) pour…

  •  Les troubles psychologiques : stress, phobies, névroses, anxiété, mais aussi impuissance, frigidité, problèmes de trac, de mémoire, etc.
  • Les maladies psychosomatiques : maladies de la peau (eczéma, psoriasis, etc.), spasmophilie, rhinites à répétition, troubles de la voix et du chant, asthme.
  • L’arrêt du tabac : 80 % de taux de réussite. L’hypnose aide aussi à lutter contre les effets du sevrage
  • L’excès de poids et la boulimie : elle exerce un bon rôle de soutien psychologique dans les cures d’amaigrissement.
  • Lutte contre la douleur : elle ne remplace pas l’anesthésie, mais peut la compléter et permettre de diminuer les doses de médicaments. Elle est aussi de plus en plus utilisée en chirurgie dentaire.
  • Les troubles digestifs : ulcères, colites ou diarrhées dus au stress.

Durée

L’hypnothérapie fait partie des thérapies brèves. Les séances s’effectuent en individuel, à raison d’une séance par semaine, sauf protocole particulier programmé ensemble en 5 séances, où elles s’espacent de 3 semaines en moyenne. La durée dépend de la problématique personnelle, il faut compter entre 5 et 10 séances.

Pour aller plus loin

Hypnose : voyage en hypnothérapie [reportage]

Un reportage de France 3 sur l’hypnose thérapeutique, autour de trois hypnothérapeutes : comment faire la différence entre hypnose de spectacle et l’hypnose thérapeutique ? Y a-t-il un risque de manipulation ? Que peut-on réellement soigner avec l’hypnose ?
Quelques interrogations classiques autour de l’hypnose auxquelles ce reportage apporte des réponses.
Comme l’indique le Docteur Max Fleury « l’hypnose va pouvoir pendre en charge toutes les pathologies qui ont de près ou de loin un rapport avec notre psychisme. Et il y a beaucoup de choses qui ont à voir avec notre psychisme, y compris des maladies extrêmement physiques« 

Hypnose thérapeutique - IBDP

A Saint Rémy de Provence

IBDP, centre d’hypnose, d’hypnothérapie, d’hypnoanalyse

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